Eugène Zak
1884 - 1926
Polonais
Mouvement : Formiste
Eugène Zak (Mogilno 1884 – Paris 1926)
Eugène Zak, né Eugeniusz Żak, est un peintre et dessinateur polonais de l’École de Paris. Il naît à Mogilno dans une famille juive polonaise. Son père est ingénieur ferroviaire, il décède en 1892. Sa mère l’emmène après cet évènement dans sa ville natale à Varsovie. Il y commence des études de commerce et commence à pratiquer le dessin. Eugène Zak arrive dans la capitale française en 1902 à l’âge de dix-huit ans. Il entre à l’École des Beaux-Arts dans l’atelier de Jean-Léon Gérôme. Quelques mois plus tard, le peintre continue sa formation à l’Académie Colarossi dans l’atelier du peintre Albert Besnard. En 1903, Eugène Zak voyage en Europe. Il visite l’Italie, Rome, Florence puis il arrive à Munich où il suit les cours de Anton Azbe dans une école d’art privée. Il retourne ensuite à Paris l’année suivante et commence à exposer au Salon d’Automne Eugène Zak effectue par la suite plusieurs séjours en Bretagne en 1906 et 1907 et visite notamment Pont-l’Abbé et Douarnenez. Il réalise au cours de ses voyages des portraits de bretons et de bretonnes, dans des intérieurs ou sur fonds de paysage. Eugène Zak se lie d’amitié avec plusieurs critiques, écrivains et marchands d’art tels que André Salmon, Guillaume Apollinaire, Adolf Basler et Waldemar George. En 1911, il séjourne avec Roman Kramsztyk à Audierne, devient l’un des membres fondateurs de la Société des Artistes Polonais à Paris et loue un atelier au 17 rue Campagne Première à Montparnasse. Il a pour voisin des artistes polonais tels que Władysław Skoczylas, Jan Rubczak et Gustaw Gwozdecki.
En 1912, Zak enseigne à l’école privée « La Palette » et a pour élève Moïse Kisling. Cette même année, l’artiste voyage dans le sud de la France ; il apprécie particulièrement Vence, Saint-Paul et Cagnes-sur-Mer. Par la suite, il se marie avec Jadwiga Kon, peintre issue d’une famille juive ; elle tiendra ensuite la Galerie Zak dans la rue de l’Abbaye après la mort de son époux.
Eugène Zak repart en Pologne en 1916 et s’installe avec sa femme et son enfant à Czestochowa, ville natale de son épouse. Le peintre est un des membres fondateurs du groupe « Rytm » en 1921. Il part ensuite à Berlin commissionné par l’architecte Fritz August Breuhaus pour décorer son manoir ; Roman Kramsztyk l’accompagne.
L’artiste retourne à Paris en 1923 et réside à l’Hôtel Médical au 28 rue Faubourg St. Jacques, de même que ses amis peintres Marc Chagall et Zygmunt Menkes. Eugène Zak meurt le 15 janvier 1926 d’une crise cardiaque.
Eugène Zak expose au Salon d’Automne de 1904 à 1928, au Salon des Tuileries de 1924 à 1926 ainsi qu’au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts. Il participe aux expositions de la Société des Artistes polonais « Sztuka », expose en Pologne (Zapokane, Varsovie) et à Paris dans la galerie Druet et la galerie Devambez.
Les œuvres d’Eugène Zak sont conservées dans les collections de musées tels que l’Art Institute de Chicago, le Städel museum de Francfort-sur-le-Main, The National Gallery of Art de Londres, le Centre Pompidou, le musée national de Varsovie ou encore le musée national de Cracovie.
F.A.Q. :
1. Qui était Eugène Zak ? Eugène Zak était un peintre polonais naturalisé français, actif au début du XXe siècle, reconnu pour ses œuvres empreintes de poésie et d’élégance.
2. À quel mouvement artistique appartenait Eugène Zak ? Zak est associé à l’École de Paris, un groupe d’artistes internationaux installés à Paris, qui ont marqué la modernité artistique entre 1900 et 1930.
3. Quels sont les thèmes principaux de ses œuvres ? Ses œuvres abordent principalement le portrait, le paysage et la figure humaine, souvent dans une atmosphère rêveuse et mélancolique.
4. Où peut-on voir les œuvres d’Eugène Zak aujourd’hui ? Ses peintures sont conservées dans plusieurs musées européens, dont le Musée d’Orsay à Paris et le Musée national de Varsovie, ainsi que dans des collections privées.
5. Quelle est l’importance d’Eugène Zak dans l’histoire de l’art ? Zak est reconnu pour avoir su fusionner les traditions classiques et les innovations modernes, influençant durablement la peinture figurative du XXe siècle.

