Grégoire Michonze

1902 - 1982

Russe

Mouvement : Surréalisme

Grégoire Michonze (Kichinev 1902 – Paris 1982)

Grégoire Michonze, de son vrai nom Gherès Michonznic, naît en 1902 à Kichinev en Bessarabie russe. Il commence ses études de peinture à l’école des Beaux-Arts de Kichinev avec pour maîtres Schneier Kogan et Alexander Plamadeala. Michonze poursuit sa formation à l’Académie de peinture de Bucarest et travaille en dehors en tant qu’assistant décorateur au Théâtre National. En 1922, il part pour Paris en passant par Istanbul, la Grèce puis Marseille et peint de nombreux paysages. Il arrive à Montparnasse, où il fait la rencontre de Chaïm Soutine, puis de Max Ernst avec qui il travaille dans une fabrique en tant que peintre décorateur sur objets et accessoires en bois. Max Ernst lui présente les surréalistes, notamment André Breton, Paul Eluard, Man Ray, Louis Aragon. En 1925 et 1926, il travaille pour Ilya Zdanevitch à créer des imprimés textiles pour des maisons de haute couture. Michonze séjourne régulièrement sur la Côte d’Azur, et s’installe en 1931 à Cagnes-sur-Mer, puis Saint-Paul-de-Vence. En Septembre 1932, il organise sa première exposition personnelle dans son atelier à Antibes. En 1937, le peintre séjourne aux Etats-Unis et rencontre sa future épouse et jeune artiste Una Maclean. Il s’engage en 1939 dans l’armée française et se retrouve prisonnier en 1940 près de Brême, où il dessine beaucoup pour témoigner des horreurs de la guerre. En 1942, Michonze retourne à Paris et s’installe dans un atelier au 31 rue de Seine. Grégoire Michonze obtient la nationalité française en 1947. À la fin des années 50, le peintre rencontre Abel Rambert qui devient son marchand attitré. En 1961, il reçoit le prix de la Fondation William et Noma Copley à Chicago et en 1964 le premier Grand Prix de la Biennale de Trouville. Entre 1970 et 1980, Michonze voyage beaucoup en Angleterre, Ecosse, Italie, Espagne et Israël où il installe un atelier à Tel Aviv. Le peintre meurt à Paris le 29 décembre 1982 dans son atelier parisien. Grégoire Michonze est peintre et dessinateur moldave. Il réalise principalement des portraits, natures mortes, scènes de vie et cours de fermes où les personnages sont dépeints en action ou en discussion. Ses œuvres évoquent un style, naïf, poétique et lyrique. Sa peinture se caractérise par une palette de couleurs vives et de tons chauds. Pendant la guerre, Michonze privilégie la plume et le fusain avec lesquels il peint des natures mortes et portraits. « On pardonnera à un peintre toutes ses folies s’il arrive à faire naître de la poésie sous ses doigts. Je cherche la poésie dans l’insolite quotidien. Parfois je commence un paysage d’après nature, mais alors ce sera un reportage qu’il faudra que je poétise chez moi. J’y mets des personnages, des animaux, je le transfigure. » annonce Michonze en 1962 dans la Chronique artistique de la tribune de Lausanne.

Michonze participe aux salons français : Salon d’Automne, Salon des Indépendants Salon des Surindépendants, Salon Comparaisons (1963, 1965), Salon de Mai (1965). Il participe aux expositions personnelles et de groupes dans les galeries et musées à : Paris (galerie Guénégaud, Charpentier) Troyes (Cantre Thibaud de Champagne), Lausanne (galerie Vallotton), Aix en Provence (galerie Bassano), et à l’étranger à : Londres (galerie Arcade, Mayor, Buckingham, Adams), Genève (Petit Palais), Israël (galerie Jean Tiroche à Jaffa, galerie Givon à Tel Aviv), Glasgow et Edinbourg. Des expositions posthumes et rétrospectives lui sont consacrées à Paris : galerie Francis Barlier, Coard, Visconti et à Troyes au Musée d’Art Moderne. Certaines de ses œuvres sont conservées au musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme à Paris.

Œuvres de Grégoire Michonze

Famille entourée d'animaux

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Paysage surréaliste

Paysage surréaliste

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Portrait du poète Claude Sernet

Portrait du poète Claude Sernet

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