Jules Pascin

1885 - 1930

Allemand

Mouvement : Impressionnisme

Jules Pascin (Vidin 1885 – Paris 1930)

Jules Pascin né Julius Mordecaï Pinkas est un peintre, graveur et dessinateur Bulgare de l’École de Paris. Il naît à Vidin en 1885 huitième enfant d’un riche marchand de grain de Vidin. Sa famille déménage à Bucarest en 1892 et il y rencontre vers 1901 une patronne de maison close qui encourage son goût pour l’art. En 1902, Il fréquente les écoles d’art de Budapest et de Vienne et y rencontre les artistes tels que Grossman ou Langen. L’année suivante, il s’installe à Munich, suit les cours de Mortiz Heymann et fréquente Paul Klee, Wassily Kandinsky et Alfred Kubin. Il travaille ne tant qu’illustrateur pour les magazines satiriques allemands Jurgen et Simplicissimus. Il effectue un bref séjour à Berlin avant d’arriver à Paris en 1905 où une délégation de « Dômiers » l’attend. Cette même année, il change de nom à la demande de sa famille qui désapprouve sa conduite ; Jules Pinkas devient Jules Pascin. Il s’installe à Montparnasse et s’inscrit à l’Académie Matisse. Il rencontre Hermine David qui deviendra sa femme quelques années plus tard. Il est très sociable et connaît beaucoup d’artistes, entre autres Kisling et André Derain. En 1913 il expose ses œuvres à L’Armory Show à New York. Au 1914, la guerre éclate, il quitte la revue Simplicissimus et part à New York. Il entre rapidement dans l’avant-garde américaine. Il rencontre alors ses soutiens, le collectionneur John Quinn et le critique Henry McBride. Il ne cesse de peindre et de dessiner en témoigne ses œuvres issues de ses voyages à Charleston, en Louisiane et à Cuba. Il retourne à Paris en 1920 et retrouve ses habitudes. Il participe activement à la vie nocturne parisienne avec Francis Carco, Georges Papazoff, Pierre Mac Orlan, André Salmon, Paul Morand, Foujita, Kiki de Montparnasse, Man Ray, Max Ernst. L’artiste voyage en Afrique du Nord (Tunisie, Égypte), en Europe et aux États-Unis. En 1927, Pascin tombe en dépression. A la même période, il doit répondre à plusieurs commandes, notamment un portrait de Flechtheim et des nus « nacrés » pour la galerie Bernheim-Jeune. Pascin se suicide en 1930 à Paris, léguant tous ses biens à son ex-femme Hermine David, et à sa maîtresse Lucy Krogh.

Les œuvres de Jules Pascin sont expressionnistes. Sa palette est faite de couleurs pastel. Au centre de son œuvre se trouve le corps féminin, il réalise des compositions avec des modèles récurrents tels que Kiki, Aïcha, Jacqueline Godard, Zniah Pichard, les sœurs Perlmutter et Julie Luce. Les corps sont alanguis, estompés et érotiques. Son trait renvoie plus à un état d’âme. L’artiste s’inscrit ainsi dans la tradition des peintres qu’il admire du XVIIIe siècle : Watteau, Fragonard, Greuze, Boucher. De ses voyages en Amérique, il ramène de nombreuses aquarelles.

Pascin expose pour la première fois à Berlin. Il participe à plusieurs salons parisiens : Salon d’Automne, Salon des Indépendants. Ses œuvres sont conservées dans plusieurs musées du monde : Philadelphie, Paris (Musée national d’Art Moderne), Australie, Genève, Lausanne.

F.A.Q :

Quel est le style de Jules Pascin ? Pascin est reconnu pour son dessin délicat, ses aquarelles lumineuses et son approche intimiste, mêlant influences postimpressionnistes et expressionnistes.

À quel mouvement artistique appartient-il ? Il est une figure centrale de l’École de Paris, regroupant des artistes étrangers innovants dans le Paris du début du XXe siècle.

Pourquoi Pascin est-il important dans l’histoire de l’art ? Son œuvre incarne la sensibilité moderne, la liberté de la ligne et la profondeur psychologique, influençant durablement la peinture figurative du XXe siècle.

Où peut-on voir ses œuvres aujourd’hui ? Les œuvres de Pascin sont présentes dans de nombreux musées internationaux, notamment le Centre Pompidou, le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris et le MoMA à New York.

Œuvres de Jules Pascin

Fermiers à Tampa

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Portrait d'Hermine David en rose

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