Mela Muter
1876 - 1967
Polonais
Mouvement : Impressionnisme
Mela Muter (Varsovie 1876 – Paris 1967)
Mela Muter est une artiste peintre et dessinatrice franco-polonaise emblématique de l’École de Paris. Maria Melania Kingsland naît à Varsovie dans une famille juive polonaise aisée. Elle étudie à l’école de dessin et de peinture pour femme de Varsovie. En 1901, elle arrive à Paris avec son mari Michal Muttermilch et s’inscrit à l’Académie Colarossi puis à l’Académie de la Grande Chaumière. Dès 1902, elle devient une personnalité importante de Montparnasse et de la vie artistique parisienne. Elle expose alors régulièrement à Paris. Ses premières œuvres sont des paysages et des portraits symbolistes, puis elle évolue vers un style plus expressionniste. Ses paysages du Sud sont marqués par Cézanne notamment dans la géométrisation des formes, mais aussi par les Fauves. Mela Muter se distingue également par son talent de portraitiste. Elle brosse le portrait de nombreuses personnalités du monde artistique, littéraire et politique telles que François Pompon, Raymond Lefebvre, Léopold Gottlieb ou encore Georges Clémenceau. Entre 1911 et 1914, Mela Muter parcourt la France et visite notamment la Bretagne et le Sud de la France. Elle visite également l’Espagne, le Pays basque espagnol (Ondarroa) et la Catalogne (Barcelone, Gérone). Grâce à ses nombreux voyages l’artiste offre une variété incroyable de paysages.
Les premières œuvres de Mela Muter sont des paysages et portraits symbolistes, puis son art évolue vers un style plus expressionniste. Elle intègre le synthétisme du groupe Pont-Aven. Ces paysages du Sud sont marqués par l’influence cézannienne avec une géométrisation des formes. Elle se consacre de plus en plus aux portraits. Vers 1912, Mela Muter construit ses tableaux par touches et par masses de couleurs juxtaposées sur sa toile préparée. Dans de nombreuses compositions apparente des réserves qui dévoilent la couche de préparation et viennent comme des puits de lumière donner du relief aux compositions. Au cours de la Seconde Guerre mondiale elle vit cachée à Avignon, et retourne à Paris à la fin de la guerre.
Mela Muter expose participe au Salons parisiens tels que le Salon des Indépendants de 1921 à 1950, le Salon d’Automne de 1905 à 1940 et le Salon des Tuileries de 1924 à 1931 ou encore à l’Union des femmes peintres et sculpteurs. Elle rencontre vite le succès et expose ses œuvres à Paris dans des galeries telles que la galerie Druet, la galerie Chéron, la galerie Joseph Billet, la galerie Georges Petit, la galerie Weil et la galerie Dalmau à Barcelone. Des expositions monographiques qui attestent de son succès à l’étranger lui sont consacrées à la fin de sa vie notamment en 1966 à Köln en Allemagne à la galerie Gmurzynska et à New York à Hammer Galleries en 1967. Ses œuvres sont actuellement conservées dans des musées tels que le Centre Pompidou, le musée national de Varsovie et le musée National d’Art de Catalogne.
F.A.Q :
Quelles sont les principales influences de Mela Muter ? Elle est influencée par le post-impressionnisme, l’expressionnisme, Van Gogh, Cézanne et les Nabis, tout en développant un style très personnel.
À quel mouvement appartient-elle ? Mela Muter est associée à l’École de Paris, un groupe cosmopolite d’artistes actifs à Paris au début du XXe siècle.
Quels sont ses sujets de prédilection ? Elle peint surtout des portraits, des scènes de la vie quotidienne, des paysages urbains et des figures marginales.
Quelle est son importance dans l’histoire de l’art ? Muter est reconnue pour sa contribution à l’art moderne, son engagement social et la force expressive de ses œuvres, qui témoignent de la condition humaine au XXe siècle.

